
L'équipe Metalyde
08/09/2026
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Avant la reprise, le compte reposait pour l'essentiel sur une campagne unique de scaling en CBO : une structure rapide à lancer, mais difficile à lire et presque impossible à arbitrer. Impossible de savoir quelle audience, quel angle marketing ou quelle créa portait réellement le volume, donc impossible d'appuyer là où ça marche vraiment.
Résultat : un compte qui tournait autour de 500 leads payants par mois pour une dizaine de milliers d'euros investis, à un coût par lead d'environ 20 €, avec un volume qui ne décollait pas d'un mois sur l'autre.
L'objectif fixé avec le client n'était pas un volume de leads arbitraire. Sur une cible de niche, ce serait un contresens : le plafond de verre est structurel, il ne se négocie pas.
L'ambition était double. Aller chercher le maximum de volume que le marché peut donner, et être capable de tenir ce niveau dans la durée sans laisser filer le coût par lead. Autrement dit : transformer un compte qui plafonnait en un compte qui scale de façon maîtrisée, avec un pilotage hebdomadaire sur le volume de leads.
Un principe a structuré tout l'accompagnement : le pilotage se fait sur le dashboard du client, pas sur les interfaces des régies. Chaque plateforme s'attribue ses propres conversions avec ses propres règles, ce qui gonfle mécaniquement les volumes et fait paraître les coûts par lead plus bas qu'ils ne sont. Tous les arbitrages de budget ont donc été pris sur une source unique et dédoublonnée, celle qui reflète les leads réellement arrivés en base.
La première décision a été de remplacer la campagne unique par une architecture lisible, où chaque étage a un rôle et un budget propre.
Le testing, avec des tests d'audiences par centre d'intérêt et par angle marketing menés de façon systématique, pour identifier ce qui accroche avant d'y mettre du budget.
Le scaling, en ABO plutôt qu'en CBO. Un choix assumé : sur une cible étroite, la CBO répartit le budget selon sa propre lecture du potentiel et concentre vite la dépense sur un ou deux segments. L'ABO permet d'investir finement, audience par audience, et de garder la main sur la répartition à mesure que la pression monte.
Le remarketing, dans une phase dédiée séparant clairement la prospection, les nouvelles personnes, celles qui font réellement croître le volume, du retargeting des audiences déjà engagées, qui convertissent à moindre coût mais ne créent pas de nouveau volume. Sans cette séparation, le CPL moyen s'améliore en apparence alors que l'acquisition réelle ralentit.
Le compte reposait quasi exclusivement sur Meta. L'extension du mix n'a pas été une diversification de principe, mais une réponse directe au plafond de verre : quand le bassin est fini, multiplier les points de contact permet d'aller chercher les professionnels qu'une seule régie ne touche pas, ou ne touche qu'à coût croissant.
Meta reste le socle du dispositif et la majorité du volume. Son coût par lead progresse doucement à mesure que le budget monte, le rendement décroissant attendu sur une cible étroite, mais il est resté contenu dans une fourchette stable malgré un investissement multiplié par trois.
Google a suivi la même trajectoire que sur d'autres comptes que nous accompagnons : historiquement limité à une campagne brand purement défensive, destinée à protéger la marque des concurrents sur son propre nom. Le levier a été ouvert à la prospection sur des requêtes d'intention liées au statut, à l'activité et aux démarches administratives de la profession. En quelques mois, Google est passé de quelques leads par mois à près de 180, avec le meilleur coût par lead du mix : sous les 10 €, soit environ deux fois mieux que la moyenne du compte. C'est aujourd'hui le relais de croissance prioritaire.
TikTok a été structuré par angle marketing, avec des relances régulières de nouveaux contenus. Le canal est volatile, mais quand il tourne il apporte un volume significatif à un coût compétitif, il a signé le meilleur CPL du mix hors Google sur son meilleur mois. Il est traité comme un levier d'opportunité : on pousse quand la fenêtre est ouverte, on lève le pied quand elle se referme.
Snapchat a été progressivement ramené en fil rouge. Son coût par lead s'est dégradé de façon continue jusqu'à dépasser deux fois la moyenne du compte : le budget a été réduit en conséquence et le levier réservé aux relances sur les campagnes influenceurs, là où il garde un intérêt réel.
L'analyse des formats a donné une réponse sans ambiguïté : la vidéo porte le compte. À volume de dépense comparable, elle sort un coût par lead nettement meilleur que le statique, et concentre l'essentiel des leads générés.
Dans la vidéo, un registre se détache : les contenus influenceurs et les interviews filmées caméra, produits en interne par le client. Ce sont les formats qui accrochent le mieux, avec des taux de clic régulièrement supérieurs à 3 %, contre environ 1,3 % pour le statique, et ils constituent l'ADN créatif du compte.
Le travail de Metalyde a porté sur l'arbitrage : identifier le format à fort rendement, y concentrer le budget, et surtout distinguer le volume de l'efficience. Une créa peut dominer le volume par la masse d'impressions tout en affichant un taux de clic modeste, pendant que d'autres accrochent bien mieux sans avoir jamais reçu le budget correspondant. C'est précisément là que se trouve le volume additionnel à coût maîtrisé : dans les créas à fort taux de clic encore sous-exploitées, pas dans le scaling supplémentaire de celles déjà saturées.
Le statique n'a pas été abandonné pour autant : il contribue au volume sur les bons angles, sans devenir le format de fond du compte.
Le ciblage confirme la lecture : le cœur de cible est masculin, entre 35 et 54 ans, avec plus de quatre leads sur cinq côté hommes. Une cible étroite, ce qui rend l'arbitrage créatif d'autant plus déterminant. C'est le message, pas l'élargissement d'audience, qui va chercher le volume additionnel.
En comparant le trimestre précédant la reprise au premier trimestre plein d'accompagnement, en moyenne mensuelle :
AvantAprèsÉvolutionInvestissement média≈ 10 K€ / mois≈ 32 K€ / mois× 3,2Leads générés≈ 500 / mois≈ 1 750 / mois× 3,4Coût par lead global≈ 19,5 €≈ 18,5 €− 5 %
Sur l'ensemble de la période, plus de 140 000 € ont été investis, pour près de 8 000 leads générés.
Le point clé n'est pas le multiple de volume, c'est le rapport entre les trois lignes. L'investissement a triplé, le volume de leads a progressé un peu plus vite que le budget, et le coût par lead a légèrement baissé. Sur une cible de niche, c'est le résultat le plus difficile à obtenir : la logique attendue veut qu'en triplant la pression sur un bassin fini, on épuise les audiences les plus réceptives et on voie le coût par lead grimper mécaniquement.
Deux autres indicateurs complètent le tableau. Le paid est devenu le moteur de l'acquisition, passant de 58 % à 72 % du volume total de leads de l'entreprise. Et le mix s'est équilibré : là où le compte reposait sur une régie unique difficile à piloter, il s'appuie aujourd'hui sur quatre leviers aux rôles distincts, dont un relais de croissance à coût par lead deux fois inférieur à la moyenne.
Sur un marché fini, la performance ne vient pas de l'ouverture de nouveaux segments, il n'y en a pas. Elle vient de la structure : une architecture qui permet d'arbitrer finement, un mix de régies aux rôles clairs, une direction créative fondée sur les formats qui accrochent réellement, et une mesure sur une source de vérité unique plutôt que sur les chiffres que chaque plateforme s'attribue.
C'est ce qui permet de tripler l'investissement sans dégrader l'efficience, et de transformer un plafond de verre en niveau de référence à tenir.