Comment nous avons fait ×10 sur le chiffre d'affaires de Casa Rosa en l'espace de 2 saisons

L'équipe Metalyde
16/07/2026
5 min read

Table des matières

Une marque de désir, pas de rabais

Casa Rosa n'est pas une marque de maillots comme les autres. Fondée en 2023 par Carlotta Rosio, créatrice franco-italienne, elle est née d'un hommage. Les couleurs de l'Italie, l'art de vivre méditerranéen, et une grand-mère prénommée Rose. Chaque imprimé démarre comme une œuvre peinte à la main par un artiste brésilien, l'esprit des années 70 dans les coupes, une fabrication au Portugal en petites séries. Des drops limités pour préserver la rareté.

Résultat : une clientèle qui achète un univers et un désir, avec un panier moyen autour de 160 €. Une marque qui ne vit pas de la promotion, et qui n'avait donc aucune raison de commencer.

Le point de départ : un potentiel bridé par la saison

Le swimwear, c'est une fenêtre commerciale courte et intense. D'avril à août, tout se joue. Jusqu'en 2024, Casa Rosa avançait presque uniquement à l'organique, sans acquisition payante. Une saison complète pesait alors près de dix fois moins que ce que la marque a généré depuis.

Le désir de marque était là. Il manquait un moteur capable de le déployer à l'échelle de la saison, vite, sans diluer le premium ni entrer dans la mécanique du rabais.

Une ambition claire : faire croître la marque saison après saison, sans toucher au premium

L'objectif posé avec nous était double. Maximiser le chiffre d'affaires de saison et installer une croissance forte d'une année sur l'autre, tout en tenant un MER  autour de 8. Le tout en préservant le panier premium, sans jamais recourir à la promotion, même en plein pic.

Les KPIs de pilotage suivis : le MER (chiffre d'affaires online rapporté aux dépenses marketing), le CAC nouveau client, le panier moyen et le volume de commandes. Pas le ROAS pixel, qui sous-attribue une bonne part des ventes et fausse la lecture sur un compte de cette taille.

Meta : créer la désirabilité, puis scaler

L'acquisition a été structurée en trois temps, froid, scaling et retargeting, pilotée au MER .

Sur le froid, un travail de testing d'audiences autour des centres d'intérêt baignade, voyage et mode premium, du stacking de marques. Dès que certaines créas montraient une traction on les envoyait dans notre campagne de scaling. Objectif : trouver les winner et allouer la majeure partie de notre budget dessus.

La créa a fait le reste. Ici, ni surenchère de production ni gymnastique d'angles : ce qui convertit, c'est le lifestyle et l'image native, des visuels type photo iPhone qui donnent envie sans sur-produire. Les déclinaisons s'appuient sur les best-sellers de la collection, avec des packs pour tenir un panier déjà élevé. Discipline stricte à l'arrivée : on coupe vite une créa qui ne convertit pas au bon coût, on garde le produit, on réinjecte le budget sur les gagnantes.

Une mécanique calée sur la saison

La montée en puissance suit le calendrier. Lancement mi-avril, pic en juin et juillet, puis atterrissage en août. Le pilotage privilégie l'efficience à la dispersion. Sur la dernière saison, resserrer de moitié un budget devenu trop large a doublé le ROAS d'acquisition et ramené le CPA sous sa cible. Dépenser mieux plutôt que dépenser plus.

Difficultés et apprentissages

Le prêt-à-porter a ses règles. La fenêtre de saison est trop courte pour se permettre une longue phase d'apprentissage, et les angles créatifs très différenciants sont rares : sur un maillot, on ne réinvente pas un argumentaire tous les mois. Le vrai levier n'est donc pas l'angle, mais la qualité de l'image, la force de la collection et la qualité de la landing page. C'est là que se gagne la performance.

Résultats : une croissance rapide, rentable et durable

La croissance du chiffre d'affaires online, saison par saison (avril à août) :

Saison Acquisition CA online Commandes
2024 Aucune (organique) Référence Référence
2025 Meta, 1re saison Metalyde ×3,6 ×3
2026 (avril à juin) Meta, scaling ×2,5 vs avril-juin 2025 ×2,9 vs avril-juin 2025

En trois mois, la saison 2026 a déjà dépassé toute la saison 2025.

Et la saison n'est pas terminée. Nous sommes début juillet, et juillet est historiquement le plus gros mois de l'année pour Casa Rosa. Ces chiffres 2026 dépassent donc déjà l'intégralité de la saison 2025 sans même avoir encaissé le pic.

Ce qu'on retient sur les deux ans :

Indicateur Résultat
Croissance CA 2024 → 2025 ×3,6
Croissance CA 2025 → 2026 (avril-juin) ×2,5
Chiffre d'affaires généré sur deux saisons près de ×10 la saison de référence
MER 8, maintenu en triplant le budget
Panier moyen 160 €, sans promotion
Remises Sans remise

La croissance mois par mois, chiffre d'affaires online comparé au même mois de l'année précédente, et MER :

Mois CA online vs N-1 MER
Avril 2025 +79 % 10,2
Mai 2025 +109 % 6,3
Juin 2025 +482 % 8,2
Juillet 2025 +376 % 9,3
Août 2025 +211 % 8,8
Avril 2026 +196 % 12,7
Mai 2026 +331 % 5,9
Juin 2026 +53 % 6,2

Pour 2025, la comparaison se fait avec la saison 2024, encore sans publicité.

La vidéo de Saly, locomotive du froid

Un bikini vert, une marche sur la plage, lumière naturelle. C'est la créa la plus poussée de la saison et celle qui a généré le plus de ventes en valeur : ROAS au-dessus de 4 et un taux de clic à 2,6 %, largement au-dessus du benchmark du compte (1,5 %). Un plan simple, un produit porté : il n'en faut pas plus pour porter l'acquisition froide.

Le selfie miroir, zéro production

Une photo iPhone dans un miroir, pas de shooting, pas de retouche. C'est l'image la plus rentable de la saison, avec un ROAS proche de 6. C'est exactement ce qu'on entend par image native : elle ressemble au feed de la cliente, pas à une publicité.

Le print Retro, l'univers de la collection

Le print signature de la saison, shooté au Sénégal. Son rôle n'est pas d'afficher le meilleur ratio : cette créa installe la collection, nourrit le haut de funnel et donne aux annonces produit un univers à convertir.

La précommande, seule mécanique d'urgence

Jamais de promo, donc l'urgence vient d'ailleurs : les drops en petites séries. Annoncer l'ouverture des précommandes suffit à déclencher l'achat, avec un ROAS au-dessus de 4 sur cette créa. La rareté fait ici le travail que le rabais fait chez les autres.

Ce que ça prouve

Une marque de swimwear premium peut faire exploser sa saison sur Meta seul, sans promotion, en tenant son MER. La désirabilité prime sur le rabais, et l'image prime sur l'angle. Le rôle de l'acquisition n'est pas de casser les prix. C'est de mettre l'univers de marque devant les bonnes personnes, au bon moment de la saison.

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